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L'exposition du Tricentenaire
VAUCANSON
et l'homme artificiel.
Des automates aux robots
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Du 21 avril 2010 à fin 2011, Grenoble, Musée dauphinois
30 rue Maurice Gignoux, 38000 Grenoble
Horaires et plan d'accès sur http://www.musee-dauphinois.fr/
En partenariat avec le Comité d’organisation du Tricentenaire Vaucanson, le Musée dauphinois présente une exposition consacrée à Jacques Vaucanson (1709-1782), l’inventeur des célèbres automates et du métier à tisser mécanique, ainsi qu’aux répercussions de ses inventions géniales. En créant ces machines, ce fils de gantier grenoblois fait entrer l’humanité dans l’ère de l’automatisation, puis de la robotique et de la bionique. Toute une aventure !
Dans la continuité des manifestations universitaires, le Musée dauphinois propose au printemps 2010 et durant plus d’une année, une exposition qui permettra de faire découvrir à un large public les diverses facettes de l’inventeur de “l’homme artificiel”. Né à Grenoble et fils de gantier, Vaucanson demeure surtout connu pour sa création d’automates, dont les plus célèbres (le joueur de flûte, le joueur de tambourin et le canard, tous malheureusement disparus) voyagèrent à travers l’Europe, popularisés par Voltaire. Mais l’on doit constater que, malgré la portée de ses travaux, Vaucanson reste pour le grand public totalement méconnu.
Une première
Si son nom n’évoque aujourd’hui que peu de souvenirs – même auprès des Grenoblois – ou ne renvoie qu’à des clichés réducteurs, la figure de ce “savant” du siècle des Lumières est extrêmement complexe et le Musée dauphinois souhaite mettre à profit le tricentenaire de sa naissance pour rendre hommage à celui dont les innovations eurent des répercussions fondamentales dans le monde du travail, non seulement au dix-huitième siècle mais bien au-delà de son temps. À part celle organisée en 1982 par le Musée des arts et métiers à Paris, il n’y eut jamais en France de grande exposition consacrée à Jacques Vaucanson ; celle de Grenoble constituera donc une première !
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Une scénographie originale et spectaculaire
Installée sur une surface de plus de 600 m2 autour du cloître de Sainte-Marie-d’en-Haut et bénéficiant d’une scénographie originale et spectaculaire, l’exposition devra mettre en scène et restituer au public les idées fortes issues des colloques et séminaires du Tricentenaire Vaucanson tout en montrant des collections exceptionnelles et pour la plupart inédites, provenant de nombreux musées français et suisses. Ce sera l’occasion d’offrir à chaque visiteur une approche approfondie de la thématique “homme machine” tandis que la scénographie apportera, grâce aux ambiances visuelles, sonores et musicales, une part de rêve et d’émerveillement qu’ont ressentie et fait partager tous les concepteurs de ces “créatures artificielles”. Alors qu’une réflexion est en cours pour faire réaliser à l’identique un des automates de Vaucanson, seront invités au musée des “sculpteurs” d’automates et d’androïdes travaillant avec des mécaniques du dix-huitième siècle ou des technologies plus contemporaines.
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L'exposition donnera lieu à la publication d'un ouvarge :
Vaucanson, l’homme et la machine. Ouvrage collectif sous la direction de Chantal Spillemaecker, environ 150 pages, illustrations couleur, édition Musée dauphinois. Avril 2010.
Comme l’exposition, la publication sera destinée au grand public et rassemblera de succinctes mais érudites contributions des membres du conseil scientifique ainsi que des approches portant sur les collections rassemblées, les fonds patrimoniaux liés à Jacques Vaucanson ou ses contemporains ainsi que les sites évoqués.
CONSEIL SCIENTIFIQUE (état au 30/10/2008)
Jean-Claude Duclos, conservateur en chef et directeur du Musée dauphinois, Grenoble
Chantal Spillemaecker, conservateur en chef au Musée dauphinois, Grenoble
Anne Dalmasso, maître de conférences en histoire contemporaine, Université Pierre Mendès France-Grenoble 2
Anne-Marie Granet, professeur d’histoire contemporaine, Université Pierre Mendès France-Grenoble 2
Jean-Claude Heudin, directeur du laboratoire de recherche de l’Institut international du multimédia, Paris
Daniel Ichbiah, écrivain, journaliste et musicien, spécialiste de l’histoire des robots
Bruno Jacomy, conservateur en chef, Musée des Confluences, Lyon
Caroline Junier, conservateur en chef, département des arts décoratifs, Musée d’Art et d’Histoire, Neuchâtel
François Junod, sculpteur d’automates, Sainte-Croix, Suisse
Frédéric Kaplan, chercheur en intelligence artificielle à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne
Alain Mercier, chargé de recherches historiques au Musée des Arts et métiers, Paris
Franck Philippeaux, attaché de conservation au Musée dauphinois, Grenoble
Bernard Pin, horloger spécialisé dans la restauration d’automates anciens, agréé par la Direction des musées de France, Paris
Bernard Roukhomovsky, maître de conférences en littérature française, Université Stendhal
COMMISSAIRE DE L'EXPOSITION
Chantal Spillemaecker, conservateur en chef au Musée dauphinois

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PROJET DE SYNOPSIS
Une exposition divisée en deux grandes unités
1. QUI ÉTAIT JACQUES VAUCANSON ?
“Homme des Lumières, Jacques Vaucanson, pétri de la culture technique industrielle, illustrera pour nous ces hommes nouveaux qui ont ouvert la voie à la révolution industrielle, tant par leur esprit éclairé que par leur soif d’invention.”
Bruno Jacomy, Une histoire des techniques, 1990.
Grâce aux collections du Musée dauphinois (automates du XVIIIe siècle, mécanismes horlogers et outils de gantiers), celles du Musée des arts et métiers (modèles et machines textiles, machines-outils), du Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel (automates Jaquet-Droz et automates musicaux) ainsi que de nombreux fonds publics et privés (moulins à soie, étoffes unies et façonnées, tableaux) au côté de documents et d’une riche iconographie provenant des Archives départementales et des grandes bibliothèques, seront tour à tour évoquées les séquences suivantes :
- l’enfance à Grenoble dans une famille de gantiers, la naissance de son génie grâce aux travaux d’horlogerie et la création des premiers automates ;
- le montreur de “merveilles”, qui souhaitait expliquer par la mécanique ce que pouvait être un organe vivant ;
- l’inventeur du premier métier à tisser mécanique : bénéficiant de l’appui du gouvernement royal, Vaucanson est nommé Inspecteur des manufactures de soie du royaume ; s’attachant à la réorganisation de cette production, il fait bénéficier le Dauphiné de ses travaux (installation de ses “moulins à organsiner” la soie dans les manufactures de Romans et de La Sône) ;
- le concepteur des premières machines-outils ;
- enfin : le préfigurateur du Conservatoire des arts et métiers, grâce à sa collection de “modèles d’art mécanique”, qui relate la vie du “plus grand mécanicien français de tous les temps”, d’après ses biographes.
2. DES PREMIERS ANDROÏDES AUX ROBO SAPIENS
“Le hardi Vaucanson, rival de Prométhée,
Semblait, de la nature imitant les ressorts,
Prendre le feu des cieux pour animer les corps.”
Voltaire, De la nature de l’homme, 1736.
Passionné par la mécanique, l’anatomie et la médecine, précurseur de la cybernétique, Vaucanson a ouvert la voie vers un nouveau monde. La modernité de ses innovations sera le prétexte à une réflexion de notre société – toujours d’actualité en ce XXIe siècle – sur le rapport entre l’homme et les “créatures artificielles” qui peuplent notre imaginaire et alimentent encore aujourd’hui fascinations et craintes.
De l’horlogerie à l’électromécanique, du calcul à l’informatique, de l’intelligence artificielle aux nanosciences, où se situe dorénavant la frontière entre l’homme et la machine ? Que peut-on espérer des robots qui vont envahir notre vie ? Quels risques encourt-on ?… Autant de questions qui seront posées aux acteurs régionaux de la robotique œuvrant dans le domaine de la recherche, de l’industrie ou de la médecine, pour la simulation de la vie et de l’intelligence.


AUTOUR DE L'EXPOSITION
Un programme diversifié d'animations
Artistes, animateurs, ingénieurs, scientifiques, spécialistes, écrivains… : autant de regards spécifiques seront partagés avec les publics sur les relations qui se tissent entre l’homme et la machine.
- Des “petites fabriques” – ateliers pour enfants – inviteront les plus jeunes à imaginer et à créer leurs propres créatures mécaniques. En collaboration avec Francis Lara, directeur du Musée des automates de Grenoble.
- Des démonstrations révèleront les dessous des machines et le secret de leur fonctionnement. En collaboration avec des élèves ingénieurs, des horlogers et des restaurateurs d’automates…
- Des rencontres avec des spécialistes montreront l’influence encore vive de l’héritage des ingénieurs des siècles passés et mettront en débat le rôle de la robotique pour l’homme aujourd’hui : cycle de conférences et de tables rondes…
- Des films nous projetteront par la fiction ou le documentaire dans le vaste univers des relations réelles ou imaginées homme-machine. En collaboration avec le CNRS, l’INA et le Centre national cinématographique…
- Des événements artistiques et de spectacle vivant rythmeront l’exposition pendant toute sa présentation : cycle « Musique au cœur des musées », chorégraphie, théâtre…
- “Nuit des musées”, “Journées européennes du patrimoine”, “Fête de la musique”, “Fête de la science”…, autant de manifestations qui permettront d’offrir aux petits et grands de nouveaux parcours à travers l’exposition et de beaux moments d’émotion !
Un riche programme d’animations autour de l’exposition Vaucanson, l’homme et la machine est en cours d’élaboration : informations ultérieurement disponibles sur http://www.musee-dauphinois.fr/
Coordination : Franck Philippeaux, attaché de conservation
au Musée dauphinois
  
PAROLES DE VISITEURS
Une enquête sur la réception de l'exposition
Une étude auprès des visiteurs de l’exposition Vaucanson, l’homme et la machine sera réalisée en collaboration avec le laboratoire de recherche CSRPC/Roma et des étudiants du Master recherche en sociologie “Art et Culture” (Université Pierre Mendès-France) qui travaillent avec Pascale Ancel et Marie-Sylvie Poli dans le cadre de l’option Muséologie. Les résultats de cette étude feront l’objet d’un rapport de recherche remis au Musée dauphinois et pourront donner lieu à des communications dans des colloques, revues et autres manifestations scientifiques.
Cette étude sera réalisée sur un délai d’au moins neuf mois afin de permettre d’analyser scientifiquement et de manière fiable les propos des visiteurs.
Problématique de l’étude : la construction du sens par le visiteur adulte, dans la visite de l’exposition.
Avant toute chose il s’agira de nous entretenir avec le commissaire de l’exposition et le service des publics afin de saisir leurs attentes et leurs objectifs vis à vis des visiteurs de l’exposition à propos :
- des différentes perceptions de l’ambiance de l’exposition ;
- des types de découvertes ou d’apprentissages non formels que cette exposition devrait selon eux permettre ;
- des différentes modalités d’émotions ressenties selon eux par les visiteurs ;
- de l’idée qu’ils se font du positionnement des visiteurs par rapport au « discours expographique » tenu dans l’exposition ;
- des représentations qu’ils se font des types de relations que les visiteurs instaureront avec le « personnage » Vaucanson à l’issue de leur visite ;
- des effets que cette exposition pourra éventuellement déclencher chez les visiteurs dans leur relation au Musée dauphinois.
Quatre questionnements structurent la problématique :
- à l’issue de la visite, les visiteurs ont-ils le sentiment de parvenir à construire du sens au fur et à mesure de leur avancée dans l’exposition ? Comment s’exprime ce sentiment ?
- comment les visiteurs utilisent-ils les exhibits et les différents dispositifs de médiation pour rentrer en contact avec le thème de l’exposition, son discours, sa scénographie ?
- quels sont les rôles des pré-requis, des questionnements préalables et des attentes que les visiteurs peuvent exprimer avant de visiter l’exposition, dans cette construction du sens ?
- quelles places occupent : les objets exposés, les dispositifs de manipulation et les textes de médiation, dans les mécanismes à la fois sensibles et cognitifs qui participent de concert à la construction du sens par le sujet visiteur ?
Protocole d’enquête : la méthode du thinking aloud
La méthode retenue est celle du thinking aloud : équipé d’un magnétophone, le visiteur est invité à penser tout haut durant sa visite et à produire un discours spontané qui constitue une information détaillée sur ce qu’il fait, pense, réalise, ressent, comprend ou non, tout le temps que dure son passage dans les espaces de l’exposition.
À l’issue de sa visite, un entretien guidé permet de poser des questions précises reprenant les quatre questionnements ci-dessus présentés.
Les propos du visiteur sont enregistrés et saisis informatiquement pour réaliser des analyses de discours ciblées sur la thématique de l’étude.
Responsable : Marie-Sylvie Poli, professeur en Sciences du langage
à l’Université Pierre Mendès France-Grenoble 2, département de sociologie
ILLUSTRATIONS (de haut en bas) : 1. Vaucanson. Portrait anonyme. Huile sur toile, début XIXe (détail). Coll. Musée dauphinois. Cliché © Musée dauphinois. 2. Soierie, Tirage de la soie en Piémont. Pl. I (détail), in Recueil de planches sur les sciences, les arts libéraux et les arts méchaniques, avec leur explication. L’art de la soie, Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, 1751. Coll. Musée dauphinois. Cliché © Musée dauphinois. 3. Le robot de Walle-E (sur la façade du cinéma “El Capitan”, à l'occasion de la projection du film, Hollywood Boulevard, Los Angeles, 2008). Cliché © Ch. Spillemaecker. 4. Soierie, développement du Va et Vient du dévidage &c. Pl. XVIII (détail) in Recueil de planches sur les sciences, les arts libéraux et les arts méchaniques, avec leur explication. L’art de la soie. Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, 1751. Coll. Musée dauphinois © Musée dauphinois. Cliché © Musée dauphinois. 5. Engrenage d’un moulin à retordre la soie, début XIXe, Moulinage des Mazeaux, Tence, Haute-Loire, 2008. Cliché © Ch. Spillemaecker. 6. “L’écrivain”. Automate Jaquet-Droz, 1769. Coll. et cliché © Musée d’Art et d’Histoire, Neuchâtel, Suisse. 7. Le Musée dauphinois (de gauche à droite) : les ateliers pour enfants, la visite des industriels de l’exposition Papetiers des Alpes (2005) et la chapelle Sainte-Marie-d'en-Haut. Cliché © Musée dauphinois.
Le site du Comité d'organisation du Tricentenaire Vaucanson est hébergé par la MSH-Alpes. |
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